
Tout d'abord, un grand merci à tous ceux qui ont participé de près ou de loin et permis cette expédition.
Nous sommes 7:
- Sylvie, Stéphane, Nicolas et Awa Gauville , Denis et Marianne Clamme et Gaby Sarr.
Notre objectif: Apporter 3 véhicules, des fauteuils roulants, des ordinateurs, des livres et matériels scolaires, des habits à l'association "La Main Tendue", qu'a créée Edouard Sarr au Sénégal et à l'Association de Développement Communautaire de Bourgdouna en Mauritanie. Malheureusement, la préparation insuffisante avec cette seconde association n'a pas permis les échanges espérés. Nous avons travaillé un an en concertation hebdomadaire avec Edou pour finaliser ce projet, en parallèle avec une correspondance scolaire établie entre les écoles du Centre du Thillot ( voir site en cliquant sur la photo)
Aimé Chevrier au Ménil
et celle de Pout-Diack au Sénégal, Cliquez sur la photo ci-dessous:
qu'Edou a portée à bout de bras en se chargeant de l'acheminement des courriers de Dakar à cette école de brousse en plein essor, qu'il avait choisie à dessein.
Le Master acheté à ERDF et les ordinateurs offerts par la municipalité d'Illzach avant le départ:
L’itinéraire de l’expédition:
1 étape en France: Le Thillot- Valras: 8 juillet 756 km
Itinéraire ici
N'hésitez pas à regarder et cliquer sur les photos à gauche dans l'itinéraire ( street view) ou sur le parcours
( cliquer dans "extras" en haut pour les avoir. Vous trouverez aussi de belles vidéos.
Ce sera encore plus intéressant en Afrique...
Nous partons à 6h30. Raymond Dechez ne voulait pas nous rater. Il est venu jusqu'à la maison pour un dernier coucou et une petite interview pour "Radio des Ballons" de tous les membres avant le grand départ. La canicule est annoncée en France. On sera préparé pour la suite...On se rend vite compte que le Master est très chargé: la grimpée du col des Croix est difficile... Merci aux sociétés d'autoroutes qui nous ont accordé la gratuité ( sur les conseils d'Anne Marie et Jean Claude Cerisier du "comité de jumelage La Bresse-Ménaka"). Pique-nique sur une aire de repos. On se perd un peu de vue dans Lyon, mais on se retrouve rapidement et on arrive à Valras à 16h. Petite promenade dans la station, repas poisson, glace à l'italienne et Awa a le plaisir de voir Amel Bent en concert gratuit
Valras - Murcia ( Espagne) 9 juillet: 943 km TOTAL: 1 700 km
Itinéraire ici
Départ à 6h 30. Nous étrennons une règle qui sera de mise tout le voyage ( sauf à Tanger): on part sans petit déjeuner et on s'arrête si on trouve quelque chose sur la route ( ce qui ne sera pas toujours le cas ...). Il commence à faire bien chaud en Espagne. Pas de radio pour Denis et Marianne et Gaby a pris un nounours comme copilote. Pique-nique au bord de la route et c'est reparti.
Première petite émotion: Denis n'a pas vu qu'on n'était plus dans son sillage et on prend des itinéraires différents. On se retrouvera 200 km plus loin après quelques coups de fil. Là dessus, Gaby loupe une sortie d'autoroute. Même motif, même punition. On ajoute à cela des problèmes de liaison, réseau et nous voilà tous les trois véhicules sur trois routes différentes... On se retrouve à 19h30 à Murcia à l'hôtel Campanile....
10 juillet: Murcia- Tanger ( Maroc ) 750 km TOTAL: 2 450 km
Itinéraire ici
La neige au loin, près de Malaga Il fait bon sous les arbres
Les choses sérieuses vont commencer. Départ à 6h45 ( 5h45: il y a une heure de décalage) pour 650 km. Nous arriverons à l'hôtel à Tanger à 2h du matin....
La circulation en Espagne est de plus en plus dense. Pique-nique en bord de route. Les bouchons se forment vers Malaga et on découvre des sommets encore enneigés.
L'entrée au port est très bien organisée. En tant qu'organisation humanitaire, nous avons droit à une petite réduction. On remplit les papiers dans le bateau et on fait une petite belote. ça tangue un peu. La traversée est rapide.
En montant dans le bateau Le Master au fond, prêt à embarquer
On foule bientôt le sol marocain, mais là, notre dossier, la lettre de M le Consul Général devant nous faciliter les démarches sont sans effet... Le chef de la douane retient le Master dans la zone de fret, tergiverse, discute, traine et propose finalement de nous faire payer 1 200 euros pour dédouaner le matériel. Stéphane, Denis et Marianne sont retenus dans la zone de fret, à plusieurs km des autres dans une partie différente de la douane et la communication ne passe pas. On s'enfonce dans la nuit et chacun reste sans nouvelle de l'autre groupe.
Du côté de Gaby, Sylvie, Nico et Awa, les douaniers les poussent à quitter la zone et leur disent qu'on sortira de l'autre côté. Ce qui est faux. Heureusement, ils attendent sur place et tout le monde se retrouvera, bien plus tard....
Le chef des douanes ne veut rien entendre de notre situation. Nous n'avons pas les moyens de payer et la négociation pénible s'éternise. Après de longues tractations, les autorités douanières décident de bloquer le master et de remettre au lendemain la décision. Les trois sont reconduits au poste principal dans un véhicule officiel des douanes. Le chauffeur les fera encore attendre une petite demi-heure avant de les embarquer.
Dépités, Denis et Marianne montent dans la voiture de Gaby et on part sur Tanger ( 40 km) à la recherche d'un hypothétique hôtel, qu'on finit par dénicher à 2h. On n'a pas mangé depuis midi, l'hôtel est limite, mais on a un hôtel... et il faut payer un gardien de nuit pour les voitures parce que le quartier est risqué....On est crevé, on va se coucher.
Tanger- Rabat 11 juillet 500 km ( Tanger - douane - Rabat)
TOTAL: 2 950 km
Itinéraire ici
Départ à 9h après un bon petit déjeuner dans un café de Tanger ( les pâtisseries marocaines...). Denis et Stéphane sont seuls autorisés à entrer dans la zone de fret. les autres doivent attendre. Le chef ( il y a eu roulement), très compréhensif, nous laisse passer assez vite... On sort vers midi... On s'en va sans demander notre reste... autoroutes payantes cette fois, et contrôles de vitesse réguliers ( jumelles), mais les paysages du Maghreb et de l'Atlas sont magnifiques:

On est en Afrique. On s'attardera dans la capitale, puisque nous devons y prendre les visas pour la Mauritanie.
Arrivée à Rabat vers 18h. La ville est très agréable. Hôtel et quartier supers: pour un aperçu, cliquez ici
Un bouquiniste à Rabat.
Le lendemain, nous décidons de prendre des taxis pour aller à l'ambassade de Mauritanie. Les chauffeurs s'engueulent sur le parcours, n'étant pas d'accord sur l'itinéraire... Dépôt des demandes avant 10h, on avait déjà téléchargé et rempli nos demandes en France. On récupère les indispensables visas vers 16h. Le périple peut continuer...
Palmier? Regardez bien les fruits.... Devant l'ambassade,
... antenne de téléphone...... ....il a les visas...
Lundi 12 juillet Rabat - Casablanca 100 km TOTAL: 3 050 km itinéraire ici
Départ 17h avec les précieux visas.... Arrivée à la nuit à Casa. Ville aux multiples facettes. Nous passons de quartiers populaires, voire très zone à très bourgeois en quelques secondes ( le temps d'un tunnel en ville) et finissons par débusquer l'hôtel proposé par le guide Michelin: voir ici. Très bien, mais entre deux eaux, entre deux zones.... Il y a la wifi, on en profite pour mettre un petit mot sur le blog. On mange bien près de l'hôtel, dans une zone piétonne.
Mardi 13 juillet Casablanca - Tan-Tan 850 km ( El Ouatia)
TOTAL: 3 900 km
itinéraire ici Départ: 5h 30 - Arrivée 17h 30
La traversée de Casa n'est pas trop facile, puis la route est belle. On s'enfonce dans l'anti-Atlas. Le Master a du mal dans les côtes. D'autres camions escaladent les cols à 20 km/ h et les descentes sont parfois dangereuses, mais les paysages et la route sont magnifiques..


Présence policière plus marquée. Contrôles à l'entrée et à la sortie des agglomérations pour tous les véhicules un par un:
mais aussi baisse du prix des carburants. Nous descendons à l'hôtel Hagounia. Le patron nous explique qu'il vient de pêcher un gros poisson tout frais qui ferait l'affaire de notre équipe de 7.

L'entrée de Tan-Tan Plage Un festin nous est préparé au four On n'avait rien mangé depuis le matin...
Mercredi 14 juillet Tan-Tan - Dakkla 900 km TOTAL: 4 800 km itinéraire ici

Petite pause dans le désert Laayoune au bout de la route
On déjeune à Laayoune, grande ville militaire au milieu du désert avec un stade de foot grandiose. Une ville un peu surréaliste.

Voilà Laayoune Et Dakkhla, capitale de la sardine
Pour le repas de midi, on s'arrête à Boujdour. Là, on se sent un peu mal. Une cohorte d'enfants se rue sur nous en demandant cadeaux et argent. Le resto, qui semblait correct d'apparence est sans électricité. Bougie pour aller aux toilettes. Le patron nous déconseille la viande. On prend un sandwich fromage et on ne s'attarde pas...
Attention, caravane....... Dernier arrêt au Maroc
avant la frontière
Nous arrivons le soir à Dakkhla. Premier hôtel: "Nous avons besoin de vos certificats de mariage". On essaie un autre, face à la mer, pas cher et très bien. Dernière soirée au Maroc. On a du mal à trouver un endroit pour manger le soir. Pas de restaurant. Ce sera pizza....
Jeudi 15 juillet Dakkhla - Nouakchott ( Mauritanie) 880 km
TOTAL: 5 680 km Départ à 5h 30
Itinéraires ici ( 2 itinéraires du fait du No Man's Land ) et ici
La sensation de mal être est de plus en plus forte. Des véhicules blindés des Nations Unies sont en faction au bord de la route. Les contrôles de police plus oppressants à mesure qu'on approche de la frontière. On déjeune dans la dernière station essence: omelette et café.


Deux vues du No Man's Land. Pas de route pendant 4 km; On ne sait pas où se trouve la frontière mauritanienne, mais si on s'égare, on risque de s'ensabler et le sol est miné. Rien de très rassurant....
La frontière arrive: une bonne heure et demie est nécessaire du côté marocain. Reste à franchir le "No Man's Land": une zone de 4 km sans véritable route. Un guide se propose pour 20 euros. Nous déclinons son offre et nous allons suivre tant bien que mal un 4x4 mauritanien. Le chauffeur connait et est d'accord pour qu'on le suive. Dès l'arrivée dans la zone, on est happé par des gens avec téléphones portables, qui cherchent à monter en voiture pour nous guider. On refuse et on attend la formation du convoi. Au bout d'une centaine de mètres, on ne sait plus bien où on est, ni où on va. Effectivement, la route semble partir à droite et le 4x4, comme prévu, s'en va dans la nature à gauche. Ceux qui continuent à droite s'enliseront dans le sable un peu plus loin... Les 4 km nous séparant de l'entrée en Mauritanie, semblent très longs.
Voilà, derrière le 4x4 mauritanien, on retrouve la route et la frontière mauritanienne est là ( drapeau). On attend notre tour pour entrer...
Plusieurs heures seront encore nécessaires à la frontière et il faut payer: taxes de séjour, assurances et frais divers... On reprend la route, et les contrôles, et "donnez-nous quelque chose, pour manger, pour les enfants..." et toujours les copies des passeports. On en avait 30 de chaque au départ dans les dossiers. Tout a été distribué...
Village sur la route de Nouakchott
Direction Nouakchott. On appelle nos contacts en France et en Mauritanie toute la journée sans succès. Personne ne sera au rendez-vous. Nous sommes complétement dans le désert. Un fort vent latéral souffle en permanence et la route est souvent ensablée. Le sable pénètre partout dans la voiture et sous le capot, mais toujours pas de panne ni de crevaison.... On est pistés par deux Mercedes, qui nous doublent, nous croisent, nous suivent, nous épient pendant 200 km. Pratiquement les seuls véhicules rencontrés sur une route droite et désertique. Il y a du réseau partout: des antennes tous les 30 km, mais aussi des panneaux nous enjoignant de ne pas nous arrêter: le désert est miné...
Nouakchott au bout de la route.


Nouakchott vue du ciel
Nous arrivons dans la soirée et cherchons un hôtel dans la capitale Mauritanienne. Nous achetons une carte de téléphone pour le gardien de l'hôtel et ce dernier contacte Djibi Bâ, le frère d'Abderrhamane du Thillot. Djibi me demande de le retrouver chez lui. Finalement, il accepte de se rendre à l'hôtel le lendemain pour 6h. il sera au rendez-vous et nous lui expliquons que nous ne pourrons pas aller à Bourgdouna sans guide et sans escorte. Sidi Ali de Bourgdouna n'est pas venu, nous décidons donc de continuer en direction du Sénégal. Nous laissons quelques affaires à Djibi et filons sur Rosso, la douane.
Vendredi 16 juillet Nouakchott - Rosso - M'Bour ( Sénégal ) 570 km TOTAL: 6 250 km
Itinéraire ici ( Nouakchott - Rosso ) et ici ( Rosso - M'Bour )
Sortir de Nouakchott, puis tout droit vers Rosso ( frontière du Sénégal) On part une fois de plus sans petit déjeuner à 6h ( 5h, pour nous, il y a encore une heure de décalage). Sortir de Nouakchott était un peu particulier: pas de panneau. La route devient piste dans le sable. On demande plusieurs fois si on est sur le bon chemin. Pas de problème, c'est par là. On n'est plus tout à fait dans le désert; C'est vrai qu'on approche du fleuve "Sénégal". Puis on arrive à Rosso, Mauritanie. Rosso à 10 km.... Là, le convoi est comme happé par une population grouillante dans un goulot d'étranglement, une espèce de Souk grandiose. Des gens partout autour des voitures bientôt arrêtées. Quelqu'un avec un badge nous crie par la fenêtre de lui donner les passeports et fait signe de nous engouffrer dès l'ouverture d'un portail métallique, qui se referme sur notre passage. On est à la frontière... Vue du Master avant la traversée et du Sénégal après Les intermédiaires qui ont pris les passeports se chargent des formalités, taxes, passages en bac, assurances.... et en une heure et demie à peine, on peut embarquer. Gaby est soucieux. Il est en contact régulier de plus en plus rapproché avec Edou. Le fleuve Sénégal draine des eaux très boueuses, témoin de la saison des pluies déjà bien amorcée en amont. Entrée au Sénégal. Gaby retrouve ses collègues de la police et tout se passe bien jusqu'à la douane... De bureau en bureau, on arrive chez le lieutenant, chef de poste, qui nous explique très simplement que le décret présidentiel d'avant-hier ne lui permet pas de nous laisser entrer sur le sol sénégalais avec des véhicules de plus de cinq ans. On comprend un peu mieux les inquiétudes de Gaby ces dernières heures. La solution du chef de poste est sans appel: "pas de problème, vous repartez". On est un peu sonné. Mais pas d'accord; On va négocier. Chaleur, monde, fatigue. Il faut attendre, attendre. Rosso: derrière le portail: le Sénégal. Le drapeau de la Mauritanie sur l'autre rive Finalement, il semble que l'intervention d'Edou fonctionne.Au bout de 4 heures, le lieutenant nous fait appeler. Il a reçu des consignes allant dans notre sens et une autorisation exceptionnelle de circuler nous sera accordée pour 24h. Il faudra la prolonger à Dakar avec obligation de vendre les véhicules en Gambie sous escorte douanière et interdiction de repasser par Rosso pour aller en Mauritanie. Encore une heure et demie pour faire faire les autorisations et le portail s'ouvrira sur Rosso ( Sénégal). La douane est partout. C'est l'hivernage, il faudra se méfier des moustiques et des risques de palud Nous espérons arriver ce soir à M'Bour. On fait au moins 1,5 km avant d'être arrêté pour la première fois par la douane sénégalaise: Attestation d'aide humanitaire, passeports, lettre de recommandation de M le Maire, M le Consul Général, autorisation de circuler pendant 24h sur le sol sénégalais, discussions, palabres, une demi-heure, trois quart d'heure.... Ce sera le tarif à chaque ville ou village. Les malheureux qui nous avaient manqué un peu avant Saint Louis ont vite ramassé leur panneau, nous ont doublé en trombe, réinstallé leur matériel... et arrêté avec un grand Sala Malekoum, ça va bien? La famille? Bon voyage? Papiers s'il vous plait. une demi heure pour pouvoir repartir sans rien donner. Le comble: Gaby a chargé un douanier à Rosso, qu'il ramène à M'Bour. Très patient, ce dernier s'assied avec ses collègues à chaque station et attend.... Gaby se demande si il ne faudrait pas dormir ou au moins manger à Saint Louis, il se fait tard. Les enfants sont d'accords pour continuer. On ne s'arrête pas. Vers Thiès, le douanier nous explique que notre autorisation de circuler a été mal faite et qu'il est dans l'obligation de nous mener au poste pour régulariser tout ça. L'attente sera un peu plus longue et la discussion plus serrée. Nous sommes un peu dégoutés. désabusés, on lui explique les raisons de notre voyage en long en large et en travers et on l'incite à un minimum d'humanité. De guerre lasse, il finit par nous laisser partir, sans rien de plus. Il n'est plus tard, il est tôt après minuit. Vers une heure, les douaniers semblent fatigués: ils ont raté Gaby, Denis passe sans demander son reste et nous, on entend siffler sur notre passage, puis on ressent comme une légère accélération du convoi... ça passe. Quelques km plus loin, Gaby réalise qu'il s'est trompé de route. Pas de problème, demi-tour sur l'autoroute, il y avait justement un passage sur le terre-plein central... Encore quelques km et on s'arrête de nouveau. Ce n'est pas la douane, Edou est là avec sa voiture et Ibrahima. Ils vont nous précéder et nous guider pour les derniers km à M'Bour. Nous voilà arrivés, il est deux heures. Un énorme plat de poissons, frites nous attend. Edou nous accueille tout souriant: "Alors, comment vont les amis de la douane sénégalaise?...." Super accueil d'Edou et son équipe à M'Bour. Il est 2h du matin, on n'a pas mangé depuis hier soir. Mais là, on va vraiment se régaler... Samedi 17 juillet: Edou nous a réservé une nouvelle surprise:![]()




Edou nous présente sa surprise: Toute l'équipe des deux associations habillée en "En Mallama- La Main Tendue" Sénégal -juillet 2010 Vendredi 23 juillet : Nous avons rendez-vous à l'école. Ce sont les vacances, mais Edou nous explique que quelques élèves ont tenu à être là avec les enseignants. Il s'agit de l'école de Pout-Diack. Commune située à une quarantaine de km au Nord-Ouest de Dakar, en direction Thiès. depuis un an, nous échangeons une correspondance scolaire entre les élèves des écoles du Ménil, du Thillot et de Pout-Diack. Nous sommes heureux de pouvoir leur rendre visite. Nous savons que l'école a ouvert ses portesle 9 octobre 2006 suite à la demande des populations. Elle a connu des débuts difficiles et a débuté avec 17 élèves en 2006. 111 élèves sont accueillis cette année 2009, dans quatre classes : CI – CP – CE1 – CE2.
La Directrice Marie Ciss, nous présente l'école Saint Joseph de Pout Diack et nous explique, que dans ce pays à forte majorité musulmane, la religion des uns et des autres ne pose de problème à personne. Cette école privée catholique accueille donc sans difficulté une majorité d'enfants musulmans. Tolérance et Education sont les maitres mots. Edou nous avait dit que quelques élèves seraient présents, y avait-il des absents? Pas sûr. Vient le tour des danses et musiques: les élèves ont préparé une superbe chorégraphie aux sons des djembés, dans laquelle ils miment leur travail quotidien, à la maison, aux champs.
L'équipe enseignante est réunie, avant de danser aussi, avec Pascal, de "La Main Tendue".
Nous recevons également en cadeau ce magnifique tableau du jumelage entre les 3 écoles avec l'Afrique et 3 animaux: le cheval, qui symbolise la force, le chacal: l'intelligence et la colombe pour la paix bien sûr. Explication donnée par M Faye derrière, le maître des C.P.
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises: après avoir déposé une partie du chargement pour l'école, c'est à un excellent "poulet yassa" que nous sommes conviés.
Vendredi23 juillet
Denis a suivi la préparation des joueurs avec beaucoup d’intérêt
Samedi 24 juillet:
Centre de handicapés de M'Bour. Nous nous rendons au centre de handicapés moteurs de M'Bour, voir site ici. Pascal, de "La Main Tendue" y travaille au cybercafé. Nous écoutons M Fall, le directeur, qui nous explique, que la philosophie du centre, repose sur un travail autour du regard que porte et reçoit une personne handicapée.
Ce travail s'articule autour de plusieurs objectifs et notamment:
- Promotion et réinsertion socio-économique des personnes handicapées.
- Promotion de l'éducation et de la formation.
- Assurer une bonne formation professionnelle.
- Développer l'esprit d'initiative et d'entreprenariat
- Mener des activités d'IEC en direction des populations pour un changement de comportement envers les personnes handicapées.
Le centre a été construit et équipé par une ONG Allemande ainsi que les autorités administratives du département de Mbour qui ont offert le terrain à l’association.
Il fut inauguré le 6 juin 1988 . Ce centre fut le premier construit pour les handicapés moteurs au niveau du territoire national.
Il connaîtra plusieurs extensions :
La première fut la garderie d’enfants du centre, dotée de deux classes.
Les demandes de formations se sont faites de plus en plus nombreuses. Les stagiaires venant te tout le département, se posa alors le problème de de leur prise en charge. L’étude du projet de l'internat fut alors mis en place pour permettre aux jeunes handicapes des villages du département de venir suivre une formation professionnelle. Il constitua la deuxième extension.
Les handicapés éprouvaient beaucoup de difficultés à obtenir un appareillage car il fallait partir à Dakar ou à Thiès plusieurs fois afin d'effectuer les nombreux essayages nécessaires. De plus, pour de petites réparations concernant des personnes ne pouvant prendre en charge les frais d’appareillages, il fallait que le centre se déplace lui même.
Il a donc été décidé de construire un bâtiment, dont la construction a duré plus de six mois, financée entièrement par le Sénégal Hilfe Verein. Cette annexe comprend le bureau du responsable, une salle de consultation pour le médecin orthopédique qui vient faire des consultations tous les quinze jours en provenance de Dakar, une salle de plâtre, une salle thermo-technique, une cuisine pour l’internat, un atelier de menuiserie métallique, une salle de menuisier ébéniste et un magasin qui fait office de garage. Il est à noter que la salle de consultation fait aussi office de salle kinésithérapie.
La troupe participe à une répétition à notre arrivée
Awa complète le livre d'or du Centre aux sons des djembés
Après notre retour, M Fall nous a envoyé ceci ici
En prolongement, nous réfléchirons à deux choses:
- la possibilité d'acheter des objets manufacturés du centre pour les revendre en France
- la possibilité d'obtenir des fauteuils handisports pour le centre
SI VOUS AVEZ DES IDEES A CE SUJET, N'HESITEZ PAS A NOUS CONTACTER ICI
Nous sommes au Sénégal et nous profitons aussi un peu:
Rémi et Gaby s'essaient Augustine, la belle soeur de Gaby
à la lutte sénégalaise nous a apporté des fatayes
Edou nous guide au village des artisans de M'Bour,
pour équiper la chorale en djembé et tenues
Les jours passent et il faut penser au retour.
Nos amis pendant le voyage et le dossier d'autorisations diverses toujours prêt sur le tableau de bord, alors qu'on passe devant la boucherie
à deux pas de chez nous à M'Bour...
Baobab et car rapide à Dakar, que double Gaby
Le photographe est reconnaissable en bas à droite...
La fameuse statue à l'aéroport, qui a tant fait parler
Et notre meilleur souvenir....
Et si vous avez aimé, il faut absolument voir le film réalisé
par Nicolas ( n'oubliez pas de mettre le son) à télécharger
ICI